Abstraction I.Contrainte : Quelqu'un est coincé dans un lieu, une tour qu'un avion a percuté. Elle essaie de fuir .
C'est la panique à tous les étages. Les cris ; ça hurle. Ça pleure. Je regarde mes mains, poussiéreuses. Sales.
Autour de moi, lambeaux. C'est l'hécatombe. Faut que je sorte. J'étouffe. J'agonise.
Brouillard qui happe, je me rends compte que je tremble. Sauter par la fenêtre ? Il n'y a plus de fenêtre. Plus de mur. Ruines en feu.
Le vide est si imposant à présent. La panique. Partout. Fragments de verre qui s'enfoncent dans mes semelles, prisonnière à rester figée là, dans l'brouillard, à trembler comme si j'étais déjà tombée.
Et si je meurs ? Putain. J'ai pas écrit mes volontés. Faut que je sorte. Faut que j'leur dise qu'à deux pas de la mort, c'est bien faux qu'on voit toute notre vie défiler.
Y'a que du brouillard ici. Que des râles, des cris, qui sortent de nulle part et qui emplissent le vide.
Il faudrait bien que j'm'en sorte.
C'est pas l'heure des regrets.
Un pas, deux pas. Je tourne en rond. Y'a pas d'issu. Faudrait qu'ils prévoient des conduits d'agents secrets la prochaine fois, pour pas qu'on finisse tous comme des rats bloqués au 42ème quand c'est la merde comme ça.
Et ça pleure toujours. Pas d'issue. Plus de porte, plus de fenêtre.
Alors c'est comme ça que ça se termine ? Faut que je sorte putain. Sortir de l'enfer. Retrouver la lumière.
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