Dialogue II.Contrainte : Une rupture où il est question d'un(e) pompier.
ELLE I : Tu me dégoûtes.
ELLE II : J'avais vraiment pas prévu ça.
ELLE I : Mais je comprends pas.
ELLE II : Y'a pas grand chose à comprendre.
ELLE I : J'avais pourtant été claire.
ELLE II : Oui, je sais. Pas de tromperie, pas de baisers volés, pas de doigts qui glissent dans d'autres pantalons ou sous d'autres jupes, pas de..
ELLE I : Effectivement.
ELLE II : J'ai pas fait exprès.
ELLE I : Mais tu n'as pas stoppé à temps !
ELLE II : C'est vrai que je n'y ai même pas songé.
ELLE I : C'est navrant. Je croyais que les femmes pompiers étaient respectables.
ELLE II : Je suis respectable.
ELLE I : Ouais... tu es surtout chaude comme la braise...
ELLE II : Je n'y peux rien...
ELLE I : Comment t'as fait ?
ELLE II : Je ne sais pas.
ELLE I : C'est pas moi qui vais le savoir.
ELLE II : On était appelés pour un incendie près de la forêt. Une petite maison. Jeune femme prise au piège.
ELLE I : Je ne suis pas sûre de vouloir la suite.
ELLE II : Ecoute.. Je l'ai sortie des flammes, comme je l'ai toujours fait. Inconsciente. Bouche à bouche.
ELLE I : Quand as-tu pris conscience que..
ELLE II : Quand elle a ré-ouvert les yeux. Une décharge électrique. Elle était à terre entre mes bras, là. Elle a entrouvert la bouche, susurré un « Merci ». Et tout s'est enchaîné.
ELLE I : C'est Bien ce que je dis. Chaude comme la braise. Elle est baisable au moins ?
ELLE II : Dis pas ça. C'est une merveille.
ELLE I : Plus belle que moi ?
ELLE II : Pas comparable.
ELLE I : Intelligente ?
ELLE II : Plutôt. Oui.
ELLE I : Passionnante ?
ELLE II : Plus passionnante que ta comptabilité, en tout cas.
ELLE I : Ne m'enfonce pas.
ELLE II : Ne me tends pas des perches.
ELLE I : Qu'est-ce qu'on va devenir ?!
ELLE II : Il n'y a plus de « on » à présent.
ELLE I : Tais-toi. Ne dis rien, plus rien. Je veux que tu te taises.
ELLE II : Je me tais. Je m'en vais.
ELLE I : Où ça ?!
ELLE II : Je suis désolée. Je vais la retrouver.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire