La lumière disparaît, je crois que je comprends, je comprends que tout reste vain et terne. Que le silence, les mots dérisoires, l'esquive et la séparation de nos chemins font à présent partis du passé. Que ton sourire s'est effacé. Que le mien ne doit plus exister. Que nos corps ne se toucheront plus jamais. Que « nous » sommes disloquées. Et qu'il n'y aura plus, non plus aucun retour en arrière.
Alors je cède. Je laisse mon corps aller au vent. Je laisse mes jambes fléchir, tanguer, je laisse mes bras tomber, ma tête partir en arrière. Je cède sous le poids de la réalité. Je t'aime, oh, quoi qu'il arrive je t'aime et il n'y a plus que toi que je désire.. Mais l'attente, l'empreinte que tu laisses au creux de moi me fait divaguer et il faut que je te laisse me quitter, pour de bon, il faut que je tu me dises au revoir, que je te regarde me tourner le dos, il faut que cette fois-ci tu ne reviennes pas, plus jamais, parce que je reste à toi, je t'attends trop sinon, et je ne peux pas, je ne peux plus être patiente.
La pluie tombe à tièdes gouttes maintenant, et le vent souffle toujours, j'ai froid, j'ai l'impression que mon corps devient gelé et qu'il va se casser. Comme tu nous as morcelées. En milliers de fragments. En milliers d'éclats de diamants.
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