« Il est grand temps de rallumer les étoiles. »

vendredi 1 février 2013

« Je ne t'aime plus, mon amour. Je ne t'aime plus tous les jours. »





Sentir la brise sur mon visage. Une douceur immaculée de sel s'empare de ma peau. Les yeux à demi-clos, un léger sourire sur les lèvres. Il pleut, des petites gouttes qui ressemblent à des larmes s'abattent sur le paysage qui m'entoure. L'herbe est d'un vert vif, la poussière du chemin s'envole vers le ciel. Tout comme mes cheveux qui bataillent avec le vent.
L'impression qu'un voile tombe sur mes paupières. Le gris des nuages m'aveugle, le froid s'engouffre sous ma chemise humide. Les pores de ma peau tirée se referment. Les souhaits à la différence de l'espoir ne suggèrent pas l'attente. Mes pensées sont pour toi, j'imagine ce que tu fais, avec qui tu es, à qui tu souris.. Et je songe que tout ça, tout ça sera pour moi un jour. « Je le souhaite, plutôt que je ne l'espère »..

La lumière disparaît, je crois que je comprends, je comprends que tout reste vain et terne. Que le silence, les mots dérisoires, l'esquive et la séparation de nos chemins font à présent partis du passé. Que ton sourire s'est effacé. Que le mien ne doit plus exister. Que nos corps ne se toucheront plus jamais. Que « nous » sommes disloquées. Et qu'il n'y aura plus, non plus aucun retour en arrière.
Alors je cède. Je laisse mon corps aller au vent. Je laisse mes jambes fléchir, tanguer, je laisse mes bras tomber, ma tête partir en arrière. Je cède sous le poids de la réalité. Je t'aime, oh, quoi qu'il arrive je t'aime et il n'y a plus que toi que je désire.. Mais l'attente, l'empreinte que tu laisses au creux de moi me fait divaguer et il faut que je te laisse me quitter, pour de bon, il faut que je tu me dises au revoir, que je te regarde me tourner le dos, il faut que cette fois-ci tu ne reviennes pas, plus jamais, parce que je reste à toi, je t'attends trop sinon, et je ne peux pas, je ne peux plus être patiente.
La pluie tombe à tièdes gouttes maintenant, et le vent souffle toujours, j'ai froid, j'ai l'impression que mon corps devient gelé et qu'il va se casser. Comme tu nous as morcelées. En milliers de fragments. En milliers d'éclats de diamants.


Il ne reste que la poussière. Et puis le souhait de n'être enfin plus à terre.
Tu me manques tellement.. 



Et la mer se fracasse, et la mer se retire, et la mer t'emporte au loin comme elle maudit jadis ses marins..



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