Alors je soude et j'rafistoleLes plaies qui sont restées ouvertesCa veut pas s'refermerJ'ressemble déjà à un squeletteEt si tout s'arrêtaitSi tout c'qu'on s'était promisEt si tout s'en allaitJ'pourrais enfin trouver la vieAu bout de combien de tempsUn corps sans oxygènePeut partir en souriantEt évacuer sa haine ?Avancer, reculer,Comme le rythme d'une chansonEt lutter, s'arracher,Trimer face aux illusions.Je ne suis personne,Je reste tapie dans l'ombreL'écho de ta voix résonne,Mais ton souvenir est sombre.
On a un père, on a une mère. Certains les ont perdus, d'autres les ont retrouvés. Parfois ne les ont jamais acceptés.
Tout ce que j'ai appris, ce sont les coups, et crier en silence, meurtrissant le reste de chair qu'il me restait après tout ce calvaire. On n'a pas eu de vie facile, on n'a pas eu d'espoir, ou trop peut-être, ce qui fait certainement encore plus mal, on n'a pas eu d'amour ni de "je t'aime" sincère, ou ils se sont effacés avec le temps. On n'a pas eu de force pour parler ou se confier aux gens qu'on aime, qui nous ont déçu ou qu'on a déçu, et tout le mal qu'on s'est fait, et qu'on se fait encore, rien ne pourra l'atténuer.
Ni même mon amour pour toi, pour eux, ni même les étoiles qui ternissent dans mes yeux. Ni même les battements de mon coeur qui se font rares, ni le pardon que j'offre enfin, un peu en trop tard.Le temps guérit tout, l'on s'en doutait, le temps efface, fait qu'on oublie, change, passe à autre chose, le temps nous fait vivre différemment, on avance, relève la tête, ou au contraire se confine et se terre jusqu'à ce qu'on en crève. Le temps change les hommes, les rend meilleurs ou pas, recrée leur fierté, donne naissance au bonheur, ou à l'inverse fait en sorte que les gens se meurent.Je ne sais plus qui devrais-je être. Je ne sais plus comment arrêter de décevoir. Je ne sais plus comment puiser la force et la lumière, ni quel obstacle m'a définitivement fait tomber.Je ne sais plus me relever.J'en suis.. J'en suis sincèrement désolée.
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