J'ai tu l'empreinte de ton corps contre le mien
ces corps-peaux s'imbriquant de douceur et dont j'ai souvent rêvé
je ne rêve plus de toi
je t'ai tue au travers de ma chair
mais parfois, je me souviens de tes cheveux dans le soleil
nous avons subsisté toutes les saisons ou presque ; l'hiver nous fit défaut cependant
je t'ai aimée à l'océan, dans les feuilles d'automne et dans les champs renaissant au printemps
j'ai tu les histoires que tu me racontais, j'ai tu ton sourire sur ma bouche mais de mes lèvres, je n'ai pas encore su taire ton nom
il ne saurait tarder
de novembre au silence – je te tairai un jour, il n'y a plus qu'un pas vers l'oubli de toi, mon amour.
Et je tairai tous les prénoms après le tien
silencieuse dans l'aube, désespérément seule au milieu de toutes
la solitude a fait de mon tombeau un chant de coton

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