« Il est grand temps de rallumer les étoiles. »

dimanche 8 mai 2016

J'ai entendu dire que le meilleur reste à venir.




D'aussi loin que je me souvienne il fallait toujours trouver la force
de la force pour affronter les moqueries, de la force pour accepter la différence les changements les errances
de la force pour se battre, pour travailler pour sourire de la force pour faire face et pour espérer 

Quand cette force-là m'a quittée, que me restait-il alors ? j'ai laissé l'enfer entrer soudainement et s'étendre comme du venin en moi
j'ai ressenti dans chacune de mes veines, dans chacun de mes vaisseaux la douleur de l'obscurité
et puis je me suis complainte parce que je n'avais plus rien, plus rien qui pouvait me sauver - je me suis exorcisée, à nouveau comme on tente désespérément de sauver quelqu'un déjà condamné
chaque histoire finit par se ressembler un peu - les mêmes défaillances, les mêmes doutes
quand l'on crie à la vie, c'est la mort qui surgit

enfermée dans le noir, je me remémorais sans cesse les premiers jours les premiers mois la première année
à quel moment ça clochait
à quel moment les peaux se sont écœurées effritées délaissées
je passais la journée à errer le long des murs comme pour me sevrer tentant de comprendre cette folie - ma folie - celle qui m'a rongée et qui a détruit tout ce que j'avais bâti

de mes mains, incapable de créer d'inspirer
cette sensation de vide au creux du ventre, du cœur, est si complexe dans la désespérance qu'il est difficile d'accepter
de relever la tête quand elle est enfoncée par un fardeau
ce quelque chose si lourd et si pénible qu'il en devient impossible de guérir, [sur]vivre


Mais la lumière est magique - poussière d'espoir scintillante qui pénètre dans les recoins les plus sombres

et sans que l'on s'y attende
la lumière passe le seuil - arrive jusqu'à moi

et sur ma bouche brûlée 
le Phœnix renaît de mes cendres.




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