« Il est grand temps de rallumer les étoiles. »

mercredi 26 février 2014

Toi, dans la tête. Tu, moi. Nous. Troisième acte.



Monologue III.
Contrainte : Quelqu'un entre dans le métro et insulte soudain les gens.

Fils de chiens. Regardez-vous. Moutons, boulot, métro, dodo. Argent, argent, débit, crédit. Attendre. 
Soleil, vacances, gosses qui braillent, chialent. Putain. Fils de chiens. Hypocrites infâmes. Politiciens à la con et femmes cocufiées frigides ménopausées qui lisent des pornos sur tablettes pour cacher leur frustration. 
Fachos cathos cas sociaux et incapables de parler sans gueuler. Putain de fils de chiens, sans pudeur, sans morales, sans sentiments mais avec la bite entre les mains. 
Bijoux, cristaux, montres en or et costards bien repassés par bo-bonnes bonnes à baiser. Allez vous faire enculer. 
Je veux vivre, vivre sans vous fils de chiens. Vous m’écœurez, m'horrifiez à vous plaindre à vous branler sur des publicités-moutons normées prostituées. 
Pas de douceur, pas de sourire, pas de sourire. Pas d'amour par d'bonheur. Pas de joie de vivre. 
Rancœur, nausée, aigreur de la haute société. Fils de chiens sans liberté. 
Je vous vois et vous êtes pâles, livides, transparents, grisâtres ternes sans vie et pourtant, pourtant vous semblez ne manquer de rien. 
Fils de chiens, si vous saviez, si vous saviez à quel point vous me foutez la gerbe. A quel point vous m'empêchez de VIVRE.

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