Il n'y aura plus de fin comme celle-ci à présent. Plus de sentiers perdus sur lesquels j'ai tendance à un peu trop m'aventurer. Il n'y aura plus d'amour, plus d'étreintes brisées et de rêves en papier. Il n'y aura plus ce quotidien parfois trop lourd. Parce que c'est fini. C'est fini. Et même si je n'écrirai plus, même si je n'en dormirai plus. Même si je ne reprendrai plus jamais un crayon pour dessiner et que mon appareil photo restera dans son sac, il n'y aura désormais plus rien pour me retenir. Que suis-je devenue ? Sinon un cadavre en partance pour l'errance, sans arme et sans fierté ? J'ai laissé tomber les masques et j'ai condamné la réalité.
< J'suis trop fragile pour ce monde donc, parfois je me barre. >
Alors, je vais partir. Peut-être pour toujours, ou seulement pour quelques jours. Partir pour ne plus revenir ? Partir pour encore une fois, fuir. Ici il commence à y avoir trop de bribes de souvenirs. Trop violents, trop puissants. Ca prendra du temps. Ca prend toujours trop de temps. C'est un peu comme si j'me parlais à moi même. J'suis face à mon image, parce que mon reflet est trop terne. J'prendrai un petit baluchon, rien de plus, rien de moins. Seulement, quand j'embarquerai j'regarderai au loin. C'est peut-être ça finalement. Arrêter de vomir d'la bile, se redresser, avancer. C'est peut-être ça que je ne pourrai jamais réussir.
< Et laisser le passé, redevenir le passé. >
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