« Il est grand temps de rallumer les étoiles. »

samedi 4 février 2012

     Il neige devant mes yeux. Ce n'est pas tout blanc, mais ça ressemble à un pays merveilleux.


  De la poudre qu'on sniffe et qui rend le sang boueux. La corde au cou, peur d'un engagement soudain.
Par où commencer ?
Crachat bileux et angoisse d'un lendemain. Faudrait savoir tout stopper avant de finir dans l'décor. Emprise mutilée garde à vous au pilori. Fusillée à bout portant. Devant les photos-souvenirs les poèmes-avenir et les mots oubliés les partitions défilent à un rythme saccadé. Prose anorexique ambiguïté des sensations. Frissons de volupté chasseurs de fantômes. Les cauchemars incessants qui pourrissent dans les caveaux stridents. Et la mâchoire qui se referme et le visage un peu trop blême.
Cocon d'immondités caché dans un coin d'la voie lactée. Au détour des beaux jours.
Continuellement impulsive abusive.
  Il neige devant mes yeux. Ce n'est pas tout blanc, mais ça ressemble à un pays merveilleux.



  Un décompte des larmes moutons qui gèlent sur le lac glacé prisonnier.
Un mensonge et la bohème sépia qui stagne devant ce paysage profane.
Et les yeux bleus et la couleur des envieux un peu trop galeux.
Une vie de rêve qui s'efface. Un futur certain qui s'encrasse. Et un vide au fond du ventre, un creux qui engloutit et régurgite les médocs et les cicatrices en toc. Poing sur le coeur, martèle avec ardeur. Un trip qui s'éternise qui n'en finit plus qui m'martyrise et m'étouffe la vue.
Et Dieu dans la rue, les cieux galvanisés électrifiés par les nuages, condensation.



   Il neige devant mes yeux. Ce n'est pas tout blanc, mais ça ressemble à un pays merveilleux.


<< De la bile cathodique, qu'il faut régurgiter.
Un spectacle sadique, met en scène la pitié.
>>


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