quel vide vide de tout vide de sens le silence qui englobe et qui rend fou et quand il n'y a plus rien autour que ça le vide qui dérobe et le silence qui coupe de tout m'arracher les paupières pour ne plus voir ton visage m'étrangler le cœur pour ne plus me battre m'exploser la tête pour ne plus te penser suspendez le temps je ne veux plus être ici il fallait partir tant qu'il était encore temps il fallait cesser avant que ça meure
laisser la chance aux jours laisser le courage à l'apaisement avant que le printemps finisse, avant que l'été brûle, avant que l'automne soit rude l'hiver maintenant est fatal l'hiver froid et gelé l'hiver sombre sans lumière sans espoir
l'hiver m'a emportée
je croyais que l'automne durerait, ambré, doré, autant que ces couleurs qui te vont à merveille je croyais que passé toutes les tempêtes, l'horizon serait dégagé calme, doucereux et me voilà ; dans les profondeurs à errer sans âme à chercher les rayons qui passeraient à travers le bleu profond des abysses à sortir la tête hors de l'eau des vagues qui m'étouffent
quel vide
vide de toi
vide de nous
et le silence qui me tient tête ; l'indifférence puisque je ne vaux plus que ça le silence et l'indifférence puisque je n'ai jamais valu que ça qu'on m'oublie encore j'avais les bras les plus grands du monde ; j'étais albatros, beau et fier quand tu te lovais contre moi j'étais grand et fort j'étais oiseau de feu je pouvais tout vivre, tout faire j'étais vie
j'étais vie

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire