Les nuits ont souvent été rudes à l'automne
marquées par les silences longs et froids
tremblantes et statiques et dénuées de chaleur
l'ambre des feuilles mortes était la seule lumière perdue dans le brouillard
Que reste-t-il
des fêtes sans joie
de la solitude ancrée
des gestes douloureux
des corps ecchymosés
Tu as longtemps manqué d'air
croyant que tout était vain
perdu-e dans la pensée
Mais que reste-t-il
quand
revenu-e à toi
aux failles qui te complètent et t'accordent
seul–le
vide
s'annonce sous tes pas
les notions mères ont disparu
pères et fantômes à la fois
amicalement vôtre
disaient-iels
comme les berceuses trop souvent
murmurées
devenues irréelles ;
peut-être même superficielles
Que reste-t-il en–fin
des sanglots las
étouffés par la fierté
d'être
ou de n'être pas
Que reste-t-il

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