« Il est grand temps de rallumer les étoiles. »

lundi 23 octobre 2017

les doigts creusés le corps tétanisé et le chaud et le froid ; image figée ancrée de la peur de mourir




Les nuits ont souvent été rudes à l'automne 
marquées par les silences longs et froids 
tremblantes et statiques et dénuées de chaleur 
l'ambre des feuilles mortes était la seule lumière perdue dans le brouillard

Que reste-t-il

des fêtes sans joie 
de la solitude ancrée 
des gestes douloureux 
des corps ecchymosés

Tu as longtemps manqué d'air 
croyant que tout était vain 
perdu-e dans la pensée 

Mais que reste-t-il

quand
revenu-e à toi 
aux failles qui te complètent et t'accordent
seul–le 
vide 
s'annonce sous tes pas 
les notions mères ont disparu 
pères et fantômes à la fois 
amicalement vôtre 
disaient-iels 
comme les berceuses trop souvent 
murmurées 
devenues irréelles ; 
peut-être même superficielles 

Que reste-t-il en–fin

des sanglots las 
étouffés par la fierté
d'être 
ou de n'être pas

Que reste-t-il




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