« Il est grand temps de rallumer les étoiles. »

lundi 28 novembre 2016

mon toi[t] du monde



Gare Austerlitz, 28 novembre 2016

J'ai contemplé les toits du monde au petit matin. 
Les fenêtres reflétaient un soleil d'hiver qui tardait à se lever. Paris dans le ciel bleu, Paris, Paris 
   belle et douce dans le froid, tu es l'étreinte et la poésie quand les soupirs résonnent sur les visages ternis.

J'ai contemplé les vols d'oiseaux danser parmi les cheminées ; tanguant contre les vagues du ciel, ricochant contre les immeubles–rochers.
Les gens passaient furtifs sans regarder autour comme des pantins pour la plupart – machines automatiques et syndromes de la capitale. 
J'ai mal à toi Paname, personne ne te voit comme moi je t'admire - personne ne sait la chance qu'iel a d'être habité-e par toi.

Et j'ai imaginé son sourire dans tes rues, près de ta Seine ; elle était belle tu sais, j'ai entendu son rire et son souffle dans le grondement du métro, dans le ronronnement des voitures, puis se faufiler dans les verrières des gares.
   Un jour je te la présenterai - elle a les yeux de la nuit où brille la voie lactée.

Tu me pardonnes j'espère, de n'avoir pas osé y retourner. La douleur est trop présente ; et ce week-end, j'ai préféré troquer l'angoisse contre la chaleur et la tranquillité.
La mère inconstante fût constante et sans tumulte et mes racines se sont ancrées en toi - Paris israélienne, Paris, Paris 
   t'es belle et douce quand tu me permets de [re]trouver ces terres que je ne connais pas mais qui me sont chères et qui demeurent au fond de moi.


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