« Il est grand temps de rallumer les étoiles. »

mardi 30 avril 2013

« Lorsque l’on meurt ou que l’on souffre d’une horrible perte nous traversons tous cinq étapes de la peine. On passe par le déni car la perte n’est pas envisageable, on ne peut imaginer que c’est réel. On s’énerve contre tout le monde, contre les survivants, contre nous-même. Puis on trouve un arrangement, on supplie, on implore, on offre tout ce qu’on a, on offre nos propres âmes en échange d’un jour de plus. Quand les négociations échouent la colère est difficile à contenir, on tombe dans la dépression, le désespoir, jusqu’à ce qu’on accepte finalement que l’on a tout tenté. On abandonne. On abandonne et on accepte. Le chagrin peut être une chose que l’on a en commun mais il est différent pour tout le monde. Il n’y a pas que la mort dont on fait le deuil, de la vie, d’une perte, d’un changement. Et on se demande pourquoi ça bloque autant parfois, pourquoi ça fait tant de mal mais la chose dont on doit se souvenir c’est que ça peut changer. C’est comme ça qu’on reste en vie, quand ça fait si mal, qu’on ne peut plus respirer, c’est comme ça qu’on survit. En se rappelant, qu’un jour, qu’en quelque sorte, vous ne le ressentirez plus de la même manière, ça ne fera plus aussi mal. Le chagrin vient à chacun en son temps, de sa propre manière. Alors le mieux que l’on puisse faire, le mieux que chacun puisse faire est de recourir à l’honnêteté. Le truc vraiment merdique, la pire partie du chagrin est que vous ne pouvez le contrôler. Le mieux que l’on puisse faire est d’essayer de laisser nos sentiments quand ils viennent. Et les laisser partir quand on peut. La pire chose c’est qu’à la minute où vous pensez l’avoir surmonté, ça recommence. Et toujours, à chaque fois, vous ne pouvez plus respirer. »




Je comprends mieux maintenant. Pourquoi depuis ce matin, la pluie tombe comme des larmes sur le monde.
Je comprends mieux. C'que j'ai honte putain, c'que j'ai honte de n'avoir jamais fait la démarche de me rapprocher. Deux ans jour pour jour après lui, c'est toi qui t'enfuis. Pourquoi ? Pourquoi faut-il sans cesse qu'après le soleil, c'est l'orage qui s'éveille ? 
C'est cette même impuissance, cette même incompréhension, ce même sentiment d'échec qui ne change pas avec le temps, qui revient constamment comme le refrain d'une chanson et qui me fait toujours pleurer comme une enfant. 
Je comprends mieux mais j'ai l'impression que c'est un rêve, que demain encore quelque part sur Terre tu pourras respirer, au lieu de t'évaporer dans les Cieux.. Les nuages n'ont de cesse de jouer à cache-cache avec ton âme et la pluie qui dégouline sur mes carreaux me chuchote que tu n'es déjà plus là, que tu es dans l'Au-delà, et ça me désarme.


Rest in Peace Grandma'. ♥



 

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