Toute vie, quelle qu'elle soit, reste suspendue à un fil.
Certaines lâchent prise, d'autres survivent et se cramponnent du bout des doigts.
L'amour ne dure pas trois ans.
Et quoi que les souvenirs laissent, toute mémoire devient fictive.
Sublimation du sentiment et imagination.
Tout s'efface, tout devient crasse.
Lorsque tu fais ton choix, tu t'enfonces, toujours un peu plus chaque jour.
Plus près d'elle, plus loin de moi.
Tout s'efface.
Tout n'est plus que crasse.
Tu t'entêtes à vouloir avoir raison.
Tu te perds et tu me perds.
Tu ne l'oublies pas.
Tu ne l'oublies pas.
Tu fais ton choix.
Tu la préfères.
Un picotement dans les membres inférieurs, exquise laideur.
Une paralysie du corps quand tu m'écris ces mots.
Devrais-je regretter, te dire que ce n'est pas un fardeau ?
Mon coeur qui se fragmente à chaque battement ; à chaque lettre qui se dessinent sous mes yeux.
Je resterai fidèle à moi-même, incapable de mon contrôler.
Chaque respiration trahit ce qu'un être pense consciemment ou non.
Je ne dirai rien.
Je ne parlerai pas.
Je laisserai le silence peser.
Jusqu'à ce que mon corps éclate, que ma tête se vide.
Mais si tu poses ta tête sur ma poitrine, peut-être que tu sauras.
Indélébile.
Rougie par le fer.
Marquée à vie.
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