Un verre de vin à la main. Quelques images futiles, l'estomac aussi creux que mes songes.
Il fait un froid glacial ; le bout de mes doigts devient bleu. Mes yeux fatigués, ma tête s'est égarée. Je suis.. Le vent dans les saules, la lumière derrière les volets. Un arc-en-ciel.
La pluie bat la vitre, mon verre luit au lampadaire. Les promesses d'un non-retour, l'histoire du vide tout autour.
Entre incohérence et chantier ; une certaine envie soudaine de légèreté. Nombreuses fûrent les incompréhensions, mes maux m'entrainent et mes mots se perdent à la déraison. L'obscurité des ténèbres persiste en un sublime éclat - reflet miroitant de mes pupilles vers l'Au-delà. Des étoiles et des Cieux ; galaxie de tes yeux. Tu es une prophétesse que le temps de sa main caresse. A travers les déserts et les mirages, il n'y avait plus de place aux promesses ni à l'orage. Derrière chaque volet fermé, se cache une sérénité perdue. Une sorte de vive étincelle qui mène l'oracle sur des chemins inconnus.
Tu étais messagère d'une prière sacrée ; porteuse d'un espoir qui s'est volatilisé.
A l'Eden de nos souvenirs ; aucun regret, esquisse d'avenir.
Je palpe dans le noir le mur qui se découvre à mes pieds. Fussé-je déjà condamnée ; papesse de mes amours déchûs aurais-tu retrouvé mon scalpe ?
A quoi bon se réveiller, à quoi bon s'éterniser ? Au-delà d'une espérance ; la lumière de la transe. Essence.
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