~ Vingt-trois Octobre Deux Mille Dix.
C'est l'histoire d'un mensonge, qui vit et se répend dans le sang des gens. Il les anesthésie, les paralyse.. Les bouffe de l'intérieur, jusqu'à la moelle épiniaire.
C'est l'histoire de la plus grande erreur du monde, la vie qui va la vie qui vient.. Et qui se fâne, au creux de leurs reins. Qui crée des angoisses immondes, ne rassure plus les pauvre d'un lendemain.
C'est l'histoire d'une mort certaine, si l'on en oublie le Carpe Diem. Si l'espoir et la lumière deviennent trop ternes, si le bonheur et l'amour, jusque dans la boue nous traînent.
C'est l'histoire d'une un peu moins gamine qui fête ses dix-sept ans, qui grince des dents quand elle manque de vitamies et qui ne supporte plus qu'on lui berce les même comptines, beaucoup trop enfantines.
Ectoplasme en suspension. Hantise des sentiments qui palpitent les pores de la peau moite et cadavérique. Alignement dans le tombeau des souvenirs, mémoire vive effacée comme un reset dans les espaces intemporels fractionnels à répétition, changement de direction. Hypnotique voyage à l'infini, rythme sacré, cadence accélérée le coeur qui implose et se disloque en étoiles filantes luisantes traçantes vibrantes et étincellent les prunelles des âmes partielles et fantomatiques hérétiques désirantes de névrosité impulsive.
Condensation des larmes amères qui sillonnent les rochers et les crevasses et se fracassent en crasse bourrées d'illusions bloquées entre l'amertume et le pardon.Un silence deux secondes trois temps dix centièmes et les cris aiguisent l'ouïe et font saigner les tympans PAN se liquéfiant défiant les cordes vocales remplies de tise. Finesse des caresses électriques statiques qui gerbent par centaines sur les promesses et agressent les mots-amour les mot-vautour parce que loin de leur sanctuaire ils se perdent et meurtrissent les peaux blêmes et les âmes salvatrices ou factices.
C'est l'chaos dans la tête RUNAWAY et défier la voie lactée des angoisses aliénées au profit d'une libération instantanée.
Paradis sur le canon qui brûles tes tempes. Paradis sur les sphincters qui se bouchent et te foutent des crampes.
Paradis sur mes lèvres boueuses, paradis sur ma chaleur envieuse.