« Il est grand temps de rallumer les étoiles. »

jeudi 20 octobre 2011

Au-delà du brouillard.

        Leurs rires. A la fois puissants et intenses, défiant toute apesanteur.
Menaçant comme leurs ombres qui se propagent et meurtrissent la lumière par leur forme abstraite et opressante.

       Mes pupilles se dilatent en un regard glacial et vitreux et, les yeux rivés vers le ciel, je cède à la force qui m'absorbe dans le Néant. Les rires encore incessants qui tambourinent aux portes de mes tempes. Je suis là mais je ne suis plus, je les entends mais ils ont disparu. Je suis bel et bien seule, murée à jamais dans l'éternité.
Sous mes mirettes, des crevasses noircies par le manque. Le temps creuse mes cernes jusqu'à violacer ma peau, mes joues restées pâles tirent au jaunâtre blafard, squelettiques et la cruauté d'un corps décomposé, en état de putréfaction.
       Je n'en sortirai pas indemne.

      Le froid fait tressaillir ma carcasse démunie de pulpe, de forme. Les ombres dansent autour de moi, comme les corbeaux qui croassent et qui veillent au moindre signe de faiblesse.

       Une larme perle.
C'est la fin. Le flambeau s'éteint, le vent se lève. Leurs rires s'évaporent. Et moi, je crève.




« - Tiens, elle est aveugle. »


 

"Je peux vous offrir un cimetière
Où les tombes s'ouvrent sur les corps,
Vous faire découvrir des désirs obscurs.
Je peux vous offrir la mort."