« Il est grand temps de rallumer les étoiles. »

mardi 5 juin 2018

jurer au ciel que le jour vient même lorsque l'obscurité montre son plus beau visage




3 juillet 2017

Le fracas des images m'a toujours rattrapée

comment fait-on pour [s']apaiser ? Ces instants volés partis au large ; qui t'éloignent chaque jour du quai.




9 juillet 2017

Je me rappelle des joues creusées par les sillons salés

et des marques sur l'oreiller

après ça

ce cauchemar incessant

l'attente du soleil ; de la lumière qui viendrait brûler ma peau

et le trop-plein de larmes qui ne cessaient de couler

tout semblait si vain

je me rappelle du parfum au creux du cou qui n'a pas changé avec le temps

et les vagues de chagrin quand il fallut me résigner

accepter la fin

accepter la solitude

le manque 

l'agonie

la désespérance

et cette espèce de lieu incertain dans lequel il n'eut été question que d'errance.

Je me rappelle de mes rêves,

croyant que je n'en aurai jamais plus

je me rappelle du bruit de l'eau

qui claquait contre mes os

et puis des nuits noires et sans étoiles, royaume de mes angoisses.




28 juillet 2017

enfanter la douleur

solitude comme unique repos, cachée entre les sanglots






1er août 2017



me rappeler des sourires de l'apaisement de la voix des baisers brûlants du soleil caressant les peaux de l'océan scintillant

me rappeler du rire des coquillages cachés dans le sable des bouts de chemin sur le dos du phare toujours trop loin de la chevelure dorée

et des voiles des bateaux

me rappeler des nuits de pleine lune des balades nocturnes

et de l'amour griffant le dos




5 août 2017

Dans les bras de l'absence

me souvenir encore

de toi

de ces lambeaux d'amour qu'il me reste

des tâches de rousseur sur tes paupières

apparues grâce aux astres

où sont passés

tes yeux étoilés




07 septembre 2017
mais qui vous parle de mourir
quand les plus belles images défilent en rafale
dans la tête
votre brouhaha incessant ne vaincra jamais
la beauté du silence, des lumières crépusculaires
des ciels pastels
des mers déchaînées
et des paysages qui composent son
corps
dans les nuits de l'été

ou dans le soleil d'hiver



24 décembre 2017

Ce matin je me suis réveillée avec le bruit des animaux de la ferme, le chant des oiseaux, ainsi que le frottement de la scie contre les rondins de bois. L'odeur de la cheminée encore présente du soir dernier.

Les jours sans, disais-je souvent. Devenus quotidien à présent. Loin de tou-te. Le repos d'un soldat, les bras désarmés de fatigue et d'espoirs incertains.

Me reste le sourire et quelques souvenirs ; mais où est le courage ?




27 décembre 2017

Ce qu'il reste

éparse
des fragments perdus dans chaque ville où je me suis tue.
J'ai compris les grands impressionnistes soudain, leur fascination pour les paysages et les cieux normands. Une texture, des couleurs qui n'existent nulle part ailleurs. J'y ai laissé un bout de moi
Un hors-temps, entre les champs. J'y ai goûté le repos, l'apaisement doux des jours raccourcis par le trop grand froid de l'hiver.
A la nuit tombée, la magie ; un paysage au-delà de toute beauté.
Au loin, le brouillard qui perd les chemins, les arbres, les contrées ; à mi-chemin la pluie torrentielle et tempétueuse. Et là, le soleil, pur, rayonnant les strates de son éclat.
Et les prés deviennent scintillants, l'océan apparaît
c'est ici que je renais
entre mer et champs entre terre et ciel - oublier les regrets - oublier le temps
il faut, malgré les défaites, que les larmes cessent
que le corps se relève et ne se courbe plus
il faut
que la mémoire lâche du leste et laisse partir
ce qu'il reste.

Je voudrais t'oublier ici-bas
mais je manque encore d'air
comme je manque de toi



23 janvier 2018

et te souvenir de la lueur



07 février 2018

Je n'ai pas connu ton sourire dans la neige
ressemble-t-il à celui d'un enfant émerveillé
j'aurais voulu entendre au moins une fois
le bruit de tes pas
marquer le sol recouvert
peut-être aurait-il été
le même que celui des draps
dans la volupté



17 février 2018

de Drancy à Bellerive-sur-Allier

Il en faut du courage ; je t'observe tu m'as manquée ton sourire n'a pas changé ton parfum resté le même il est temps, ça y est.
Voyage initiatique, voyage décisif. Il paraît que le meilleur reste à venir.
Le soleil caresse déjà nos peaux
il me tarde de voir la mer et de retourner sur les lieux qui nous ont transcendées
et de découvrir, toujours
de nos yeux similaires écarquillés







18 février 2018

de Vichy à l'Isle-sur-la-Sorgue


Vous parlez du Maroc vos sourires se confondent vingt années ont passé et les cœurs toujours liés 


j'apprends à te connaître un peu plus à t'accepter telle que tu es


il y a du bon vin et de la bonne musique 


on joue ensemble on rit ensemble on partage ce bout de chemin

et on reprend la route ; complicité née au bord du monde et entre les vallées





20 février 2018


Rustrel


Escalader des falaises d'ocres et les souvenirs reviennent ;

foisonnants et suffoquants

des lumières d'or des bleus outre-mer

pigments colorent peau cuir et regrets
il y a un temps pour tout ; celui-là, pour respirer





21 février 2018

Roussillon

J'étais en haut du monde ; les godasses encore tachées par les pigments




23 février 2018

d'Aix-en-Provence à Marseille

Reconstruire la mémoire quand elle a été bafouée ; on a traîné les pieds dans l'ocre pensant nous rappeler 

visité des villages où le temps s'est arrêté 

Apt – Rustrel – Roussillon – Bonnieux

caressé deux-trois chats au passage et ri aux éclats après les côtes dans les rues perchées 

passé sous quelques porches, admiré les campaniles trônant les monts

mais les souvenirs sont flous, lointains 

une autre vie peut-être plus sereine, sans enjeux

puisqu'il était simple de vivre

et de respirer sans avoir l'impression d'un étau dans la poitrine

le temps est long près de toi ; et mon cœur est ailleurs

comment reconstruire quand tout a déjà été émietté fracturé 

je te regarde souvent en silence tu es belle ; je te reconnais et cependant nous sommes étrangères

on a quitté l'Isle-sur-la-Sorgue

il restera la découverte des jours suivants – peut-être que le renouveau se fera dans des endroits que l'on ne connaît pas et qui, par nos yeux exemplaires, rouvriront la faille des liens du sang.





25 février 2018

de la route des Crêtes (La Ciotat - Cassis) à Avignon

Il y a de la magie dans l'imprévu

un sourire qui jaillit sur la falaise et l'immensité bleue turquoise qui se dérobe sous nos pieds

dans la difficulté, se lier plus fort encore

parce que le voyage ne s'arrête pas là, parce qu'il y a tant à découvrir

parce que la magie réside dans le lever de la brume sur les paysages

dans le soleil qui ricoche sur les façades au loin

et dans le clapotis des vagues contre la coque des bateaux




27 février 2018

d'Avignon à Clermont-Ferrand

C'était le dernier jour
on a affronté le mistral glaçant sur la vieille cité
tu es de plus en plus malade et nos visages de plus en plus fatigués
le retour sera long ; mais la musique résonne déjà pour garder le courage
bientôt rentrées
quelle maison pour moi
je me retrouve dans les voyages et cependant je me sens dériver
quelle maison ne me perdra plus
quand le cœur est tiraillé et vacille à chaque étape supplémentaire
au bord du monde j'ai retrouvé ton sourire et j'ai perdu la force d'y croire
il est temps de rentrer



28 février 2018

de Clermont-Ferrand à Drancy

Il fallait bien que le corps cède

parce que c'est trop fort

pour la tête, pour le cœur

encore secouée par la nuit dernière

les lèvres, brûlées par l'acide

les mauvaises surprises des nuits tumultueuses

des réveils douloureux

on finit ce voyage silencieuses

ton parfum se mêle au mien

et malgré l'épuisement, tracer la route

c'était notre dernière étape avant la fin

que restera-t-il après ?




09 mars 2018

Il me sembla pendant longtemps que la nuit avait remplacé le jour
j'avais simplement les yeux fermés
quand j'en pris conscience, ce fut déjà trop tard mes paupières étaient scellées à jamais
de toutes les douleurs, une seule persista
celle de n'avoir pas su combattre l'obscurité
alors que la lumière me tendait ardemment les bras



15 avril 2018

j'entends encore la douceur de ta voix
je sens encore ton délicieux parfum
dis, Lila
puisses-tu enfin t'apaiser
et reposer en paix

embrasse Arjan pour moi



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire