C'est un peu rude la pente quand la chute est sans finles masques se superposent et ne tombentet les corps se défient
imagine-toi à combattre encore alors que c'est déjà vainc'est si difficile d'y arriver sans mentir à autruisans sourire de travers sans pleurer de douleurc'est si difficile de serrer les bras de triompher
mentir encoreà vous à toi
de tout ce fracas dans les tempes
et cette dose mortelle de désespoirquand il faut faire face lever la tête encoregarder le menton relevé lever la tête encore
alors que tout en intérieur crie et hurle et pleure encore sourire de plus en plus et dire les choses avec douceur et lumière alors que cette même lumière n'existe plus dans les pupilles
plus de reflet seulement le vide
et si tu pouvais juste un instant
partir
tu sais quelle est la fatalitéquelle sera la fin, inévitablement
le chaos
laisser le corps pour mortet les regrets perdus dans les sanglots
partir
parce qu'il le fautparce que rester signifie crever et que rester signifie trahir et rester signifie lâcheté
et il n'y aurait personne qui te rattraperaitpersonne qui te saisirait les doigts la main le poignet
personne qui te retiendrait
puisque tel est le destin
de guerrier tré-passé à pantin
des cieux brillants des astres merveilleux quels étaient les sillons à suivre pour pas te rétamer lutter contre la marées montante et les pleines lunes toujours descendantes l'inclinaison de ta tête par rapport au soleil l'équation magique qui t'aurait rendu la vie qui t'aurait fait voler
des cieux brillants des astres merveilleux dans quel enfer es-tupour quel enfer as-tu été brisé-e
il paraît que les oiseaux chantent encore parfois
peut-être qu'à ton départ, ils chanteront pour toi

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