Il y avait souvent cette haine viscérale dans les liens ; une sorte de déchirement constant qui s'accroissait avec le temps
un tiraillement entre l'abandon définitif et les pardons parfois, à demis-mots. Que dire, quand tout semble vain ? A celleux qui posent des questions qui te demandent « pourquoi » ? Quand seul le silence ne peut que résumer l'amertume d'une plus tout à fait gamine, d'une à peu près grande personne
quand les souvenirs, sont tachés sans cesse par la violence des maux
j'aurais aimé me rappeler d'une caresse, d'un baiser
mais je ne me souviens que de l'épuisement
il ne reste plus que ça
des lambeaux dans le sang
il y avait cette incompréhension quand du jour au lendemain, je devenais cet enfant orphelin
perdu et sans re-père sans mère sans soutien
n'ont-iels jamais été piliers ?
à se dédouaner ; se renvoyer la balle comme un fardeau
je me suis sauvée seule
avec l'amour et l'amitié
sevrée d'une famille qui n'a jamais été comme telle
la solitude quotidienne et les regrets, au fond
qui n'ont fait que grandir à mesure que les jours défilaient
c'est sans espoir d'un changement
et même s'iels le voulaient
il serait déjà trop tard
car il est trop tard pour rattraper un corps brisé par
le manque de parenté

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